Tiken Jah Fakoly

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Tiken Jah Fakoly soutient le collectif du 76 rue Gabriel Péri

Tiken Jah Fakoly en soutien de marque

JDSD 10 décembre 2008

La star africaine du reggae est venue, mercredi 3 décembre, pour appuyer la quarantaine de familles du squat dans leur demande d’un logement digne pour toutes et la régularisation d’un quart d’entre elles.

Des rythmes de reggae sont déversés dans la rue Gabriel-Péri depuis le porche au n° 76. C’est la musique du dernier album de Tiken Jah Fakoly, l’artiste ivoirien que s’apprêtent à accueillir les habitants, africains pour la plupart, de ce pâté d’immeubles insalubres. La star qu’ils annonçaient depuis deux semaines comme le soutien de marque à leur mobilisation, arrive bientôt, déclenchant la liesse. Mais l’heure n’est pas vraiment à la fête ce mercredi 3 décembre. Avec la « conférence de presse » convoquée ce jour-là avec leur comité de soutien, les quarante familles occupant le squat espèrent amplifier l’écho à leurs revendications : régularisation des dix familles sans titre de séjour et relogement de tous, soit 150 personnes, dont 44 enfants en majorité atteints de saturnisme, cette intoxication au plomb caractéristique des taudis aux vieilles peintures écaillées.
« Les pouvoirs publics ont failli à leur devoir de protection de l’enfance », dénonce Vassandou Cissé, l’un des délégués. « Un arrêté d’interdiction définitive à l’habitation a été pris par le préfet en 2004 », rappelle Philippe Massimou, l’avocat des familles. Si le relogement prévu en conséquence n’intervient pas « dans les deux mois, nous irons devant le tribunal administratif », assure-t-il, avant de mentionner une saisine de la commission d’indemnisation des victimes d’infractions pour les dommages au moins subis par les enfants.
« Vous menez un combat noble »
Vient enfin le tour de Tiken Jah Fakoly. Éxilé depuis quatre ans entre Mali et France à cause des menaces qui pèsent sur lui en Côte d’Ivoire, l’artiste est adulé en Afrique pour la révolte qui inspire tout son répertoire, contre les dirigeants du continent, le FMI, la Françafrique, etc., ou le sort réservé ici aux immigrés. Engagé auprès des sans-papiers, il dit être « là pour saluer le courage de tous ceux qui luttent pour leurs droits. Vous faites des boulots que les Français ne veulent pas. La France a besoin de vous. Vous menez un combat noble. » Les paroles se succèdent, avec l’adjoint au maire et conseiller général Bally Bagayoko, et les représentants du Réseau solidarité logement, d’Ensemble vivre et travailler, de l’Association des familles victimes du saturnisme… Et plus inattendu, du Cran, Conseil représentatif des associations noires, dont l’une des fonctions est de servir d’« intermédiaire entre la communauté noire et les pouvoirs publics ».
« Il n’y a pas de couleur de peau pour être considéré comme un être humain », enchaîne Layone, l’autre artiste rallié à la cause des familles. « Je serai avec vous jusqu’au bout », insiste le jeune rappeur d’origine camerounaise, qui rappelle sa présence à leur côté, lors de leur rencontre avec le sous-préfet, le 21 novembre. Retenu à l’Assemblée nationale, le député Patrick Braouezec avait fait passer un message de soutien, ainsi que le courrier qu’il avait adressé au préfet sur l’urgence à fournir aux enfants « comme à leur famille, une situation administrative et résidentielle paisible et durable ». « L’État doit prendre ses responsabilités, venait de dire M. Bagayoko. Nous sommes intervenus sur la question de l’accompagnement social et de la santé. Mais on arrive aux limites de l’exercice. Il faut faire converger nos forces. » Aujourd’hui, alors que les relogements promis se résument à un hébergement en hôtel pour trois femmes et leurs enfants, les habitants du 76 sont décidés à maintenir la pression. Ils convient voisins, sympathisants, dont plusieurs personnalités, à des portes ouvertes, le samedi 13 décembre, de 11 h à 14 h.
Marylène Lenfant

Tiken Jah Fakoly en porte-voix des squatteurs

Le Parisien, 4 décembre 208

SAINT-DENIS, HIER, 15 HEURES. De retour d’un concert au Luxembourg, il est arrivé dans une petite Ford Ka et s’est frayé un passage à travers la foule venue l’attendre devant l’immeuble insalubre du 76, rue Gabriel-Péri à Saint-Denis. En jean et baskets, ses célèbres dreadlocks ramassées sous un bonnet noir, le chanteur ivoirien de reggae Tiken Jah Fakoly est venu rendre une visite de soutien à la quarantaine de familles qui logent, parfois depuis 2000, dans le squat du centre-ville.

Frappé d’un arrêté de péril depuis 2003, ce lieu n’a jamais été réhabilité alors qu’une vingtaine d’enfants, selon les résidants, y sont atteints de saturnisme, la maladie du plomb. Le comité de soutien demande la régularisation et le relogement des familles touchées. « Vous vivez en France, vous avez des boulots que la plupart des Français refuseraient, ce pays a besoin de vous, votre combat est un combat noble ! » a déclaré le chanteur sous les applaudissements. Depuis 2003, le chanteur, qui souhaite « éveiller les consciences », vit exilé entre le Mali et la France, suite à des menaces de mort en Côte d’Ivoire.

Tiken Jah Fakoly soutient les squatteurs de Gabriel-Péri

Le Parisien, 1 décembre 2008

MERCREDI à 14 heures, les quarante familles qui logent dans l’immeuble insalubre du 76, rue Gabriel-Péri organisent un nouveau rassemblement en présence du chanteur ivoirien de reggae Tiken Jah Fakoly et du député (PC) de Seine-Saint-Denis Patrick Braouezec.
Près de 150 personnes vivent, parfois depuis l’an 2000, dans cet immeuble sans eau ni électricité où une vingtaine d’enfants sont atteints de saturnisme, la maladie du plomb.

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