Préfecture de Bobigny
23 octobre 2009




















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Lettre d’Eugène Doussal, curé de Saint-Denis, au Préfet
Didier Paillard, Maire de Saint- Denis écrit au préfet
Ils en parlent :

Nicolas-Le Strat Pascal, maître de conférences Montpellier 3
Gimié Christine, agent de La Poste, Montpellier
Didier Paillard, maire de Saint-Denis et Francis Langlade, maire adjoint
Bally Bagayoko , vice président du Conseil généralPublié dans Uncategorized
Après 10 années de survie dans un immeuble insalubre, plombé et sans eau, après des mois de luttes contre le saturnisme qui touche les enfants, pour le relogement et la régularisation.
Le 76 en grève de la faim
L’Etat avait enfin pris en mars et juillet des engagements qui ouvraient la voie à un processus de règlement avec les habitants, la Ville et Paine Commune. A ce jour le processus est bloqué, l’Etat ne respecte pas ses engagements.
Pour garder l’honneur devant leurs familles, pour obtenir la possibilité de vivre décemment en France et pour exiger le respect de la parole donnée, dix d’entre eux, père de famille ou célibataire, ont entamé mercredi 7 octobre 2009 une grève de la faim illimitée. Leur revendication est simple : la régularisation administrative et un habitat décent.
Nous, soussignés, exigeons avec eux de la Préfecture qu’elle respecte ses engagements concernant les régularisations et une habitat décent pour tous.
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Après 10 années de survie dans un immeuble insalubre, plombé et sans eau, après des mois de luttes contre le saturnisme qui touche les enfants, pour le relogement et la régularisation, les habitants du 76 ont cru que l’Etat prenait enfin ses responsabilités.
Le 24 juillet 2009, par la voix du Sous-Préfet, une petite quarantaine de titres de séjour étaient en effet annoncés. Si tous les résidents n’étaient pas concernés, s’il ne s’agissait que de titres provisoires, cette annonce faite aux délégués en présence de leurs soutiens a suscité un immense espoir. Tout l’été, les habitants ont attendu les fameux récépissés attestant de cette décision.
Pendant ce temps, l’Etat continuait des travaux de peintures contre le saturnisme dans des appartements inhabitables dont les planchers s’effondraient et étaient murés les uns après les autres. Cette absurdité, qui se poursuit aujourd’hui, n’a d’autres finalités pour l’Etat que de se soustraire à ses propres responsabilités. S’insurgeant contre cette logique, les habitants et leurs soutiens ont bloqué les travaux plusieurs jours, avant de suspendre le blocage après la promesse d’une rencontre avec le Préfet.
Alors que les travaux inutiles sont presque terminés, les récépissés ne sont jamais arrivés, les promesses du représentant de l’Etat sont désavouées par son administration et le préfet fait la sourde oreille malgré les demandes répétées du collectif des habitants, du comité de soutien et des élus.
Alors qu’ils voulaient encore croire en la parole de l’Etat, les habitants et leurs soutiens sont abasourdis par cette stratégie qui consiste à prendre des engagements pour gagner du temps sans paraître un instant les respecter. De leurs côtés, les habitants ont coopéré aux travaux et ont même aidé au démantèlement d’escroqueries. Ils sont aujourd’hui trahis et désespérés.
Pour garder l’honneur devant leurs familles, pour obtenir la possibilité de vivre décemment en France et pour exiger le respect de la parole donnée, il ne reste à ces hommes que leur corps. C’est pourquoi onze d’entre eux ont entamé mercredi 7 octobre 2009 une grève de la faim illimitée. Leur revendication est simple : la régularisation administrative et un habitat décent.
Collectif du 76 rue Gabriel Péri, 93200 Saint-Denis
Comité de soutien aux habitants du 76 Gabriel Péri, 93200 Saint-Denis


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